Terra Incognita
Death on the wax - 2004
Je croise mes semblables et je crois qu’ils font semblant d’être vivants.
tous des clones, tous des clowns pas drôles,
des cinoques glauques qui s’avachissent, qui se vautrent,
qui s’étalent les uns sur les autres.
Comme des pantins, s’agitent mollement,
ayant sur moi l’effet d’un plongeon dans une fat flaque de chloroforme,
d’une chute libre en mode slow motion…
Défilé de streums difformes…
Une ambiance pesante, une atmosphère oppressante à la Lynch, s’instaure dans le sillon de ces marionnettes vivantes à la Malkovitch,
stratégiquement maniées par les maîtres du rêve,
habilement animées par des êtres à la sève toxique.
Leurs Jepettos fliquent, supervisent les tactiques
de positionnement de chaque pion sur l’échiquier.
A chacun ses chaînes, ses dépendances, ses clichés,
ses clics et ses clacs, sa C.B., son chéquier, sa suceuse de cervelle.
Requiem pour une décadence…
Terra incognita ! Qui sait vers où l’on va ?
Quel sera le fil conducteur qui guidera nos pas ?
Du fil d’Ariane à la toile de grand-mère l’araignée,
je souhaite trouver la voie comme le dernier-né d’une couvée
d’oiseaux migrateurs traversant les océans et les continents de façon innée, instinctivement guidé vers de nouveaux horizons perceptuels,
vers une nouvelle dimension conceptuelle.
Voici une zone refuge ouverte à tous les esprits en fugue,
qui recherchent une certaine élasticité de penser,
à dépasser la rigueur des fondements scientifiques trop carrés,
puis laisser les mots, les images et les rêves s’exprimer…
laissez les mots, les images et les rêves s’exprimer…
laissez les mots s’évader je voudrais bien m’exprimer mais,
je ne le sens pas ce tunnel, dans lequel je tape les cents pas virtuels,
imaginaires ; mais peu à peu une faible source de lumière réapparaît par
l’ouverture chétive que mes lourdes paupières douloureuses persévèrent à creuser.
L’asphyxie atteint son apogée, son paroxysme,
bloquant mon métabolisme, j’ai l’œsophage bouché
et la bouche asséchée par la poussière.
Et la crinière imprégnée de restes de sueurs froides,
imbibée de sang, une escouade de frissons me parcourt …
Sévère come-back dans la basse-cour, amer retour sur terre.
En ces lieux poisseux, j’ai les nerfs à vif, j’erre, craintif,
dans l’ère du manque d’air et de l’empire du néon ;
dans l’ère du manque d’air et de l’empire du néant…
Remote, sofa, tools to fool symbolise an easy way to rule.
Your fuckin’ life traded for substitutes, faces stuck to the cathode ray tube.
Mindset shaped by the meaningless cube,
narrow sight, man made fright, fake delight, fading light…
Culture of fear, gloomy atmosphere,
terrified society : run away ! Flee out !
Teachings leading to paranoia
where kids are taught to beware of their own kind.
Be matter-of-fact in the fear factory,
turn you back on mercy, use no tact,
spot the weakest link make him sink don’t think twice :
crush him and win the price !
Hey, sweetie check under your bed before you close your eyes :
The bogey man could be hiding in there…
Hey, granny remember to turn the key twice :
Here is basic advice, basic advice !
Huddle up in a folded up stainless steel armor,
babbling with yourself in your abstract reinforced concrete bunker
Out of reach from daily strife,
out of tune with concrete life, here is basic advice.
Assaulters and gangsters don’t always wear the outfit
You expect they would, you suspect they could.
State police pressure in a theatre-like setting,
So check out these features of life on a stage.
Hey raise the delusive curtain,
Behave like you’re in a beehive,
See no evil, hear no evil, speak no evil,
Devotion, delusion are displayed in the devil’s masquerade
A, the story never ceases to be told.
B, add a messy crowd of clueless walk-ons.
C, bring in a bunch of jerks to pull the strings.
D, spice it up with loads of hatred.
with loads of hatred, of violence, of rage…

